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les outils

les outils utilisés par Maurice Legrand

Selon le support et selon le sujet, Maurice Legrand a utilisé divers « outils » qui sont les brosses et les pinceaux, les couteaux (à peindre), un gros feutre, des fusains ou des pinceaux aux poils très fins.

Les media eux sont les couleurs (huile), l’encre de chine, le brou de noix et la gouache. Il était extrêmement difficile quant à la qualité des ses couleurs. Il ne voulait que des couleurs de la marque Rembrandt.

Il préparait lui-même son brou de noix afin d’obtenir la densité voulue c'est-à-dire les tonalités qu’il voulait donner au travail final grâce à la dilution à l’eau.

Les supports sont la toile pure lin et à gros grain (il n’a que très rarement utilisé de la toile à grain fin). Il était très difficile sur la qualité de sa toile.

Les toiles sont tendues sur un châssis à clés. Il préparait toujours lui-même ses toiles et s’était fabriqué (dès son plus jeune âge) une pince speciale pour tendre ses toiles sur ses châssis. La toile était maintenue sur le châssis par des clous tapissiers, jamais d’agrafe.

Le châssis dit « à clés » est un châssis qui comporte des coins en bois fin à chaque intersection des montants. C’est la toile qui rigidifie le châssis. Les montants étant « libres » entre-eux. Les « clés » permettent, grâce à un léger coup de marteau, de rendre correctement la toile et de la retendre quand nécessaire.

Les autres supports qu’il utilise sont les papiers de diverses qualité et selon le media (feutre, brou de noix, encre de chine, gouache). Il aime beaucoup les panneaux en laque de Chine, mais il adore tester d’autres supports comme le bois, une plaque d’acier inoxydable, un mur, etc.

Il réalise également des « pochades ». Ceci est une petite œuvre (en général sur toile fine) réalise de quelques coups de pinceaux comme guide en prévision de la réalisation d’une toile finale.

grattage d'un tableau

Il lui arrive de ne pas aimer le tableau fini. Il le met alors de côté et attend que les couleurs aient séché. Il va alors gratter les couleurs avec un scalpel ou couteau à gratter. Il aime se servir de ce « nouveau » support, à savoir une toile ayant un fond de couleurs diverses.

réalisation d'un tableau

Lorsque que la toile vierge (montée sur châssis) est installée sur son grand chevalet il a déjà en tête ce qu’il veut faire. Il va tracer les grandes lignes du sujet au fusain. Il aura alors à portée des yeux un croquis, une pochade, un dessin ou des notes où il retrouvera ses annotations (couleurs, ombres, orientation, flores, spécificité des lieux etc).

Il va alors préparer sa palette et selon le sujet va prendre ses pinceaux ou ses couteaux à peindre.

La peinture au couteau est difficile et demande une maîtrise très particulière. La couche de peinture est plus forte ce qui permet de donner plus de force ou de relief au sujet traité de la sorte.

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Pince spéciale à tendre la toile pour le montage sur châssis. Fabriquée par Maurice Legrand lui-même dans les années 1930.
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